Tentative de gestion de stress avant le grand départ

Depuis quelque temps le stress d’avant le départ pèse de plus en plus. Je me suis également rendue compte que je me laisse aller à imaginer, et donc vivre, les derniers moments avec ma famille et mes amis par anticipation.

J’ai toujours eu cette tendance malheureuse à imaginer le future avec ses sensations et dans les plus petits détails, qu’il peut m’arriver de vivre l’instant imaginé avec une densité effroyable.

Ajouter ceci au stress naturel des préparatifs et voilà un dangereux mélange auquel il faut pallier d’urgence.

J’ai du donc lire beaucoup, réfléchir très peu et essayer de fonctionner en plan B: ne plus être dans la perfection des préparatifs, mais plutôt laisser faire le hasard et le bordel.

Quant à la famille et aux amis, au lieu d’imaginer la séparation, allons passer donc plus de temps avec eux. Non pas des moments d’appréhension de ce qui sera mais le quotidien simple et basic. Le présent.

J’aimerais donc partager avec vous cette petite expérience et ce que j’essaye de fais au quotidien pour tenter de perdre le contrôle sur ma vie, afin de pouvoir enfin la vivre.

1. Repenser mon système de fonctionnement pour me recentrer sur la foi en moi-même.

Exit les projections dans le future et donc ce moi confus que je crée par simple imagination.

Pour vous dire à quel point je peux être une obsessionnelle du future, il m’est déjà arrivé d’imaginer et de vivre en quelque sorte mes premiers pas du voyage: la sortie de l’aéroport de Managua pour être plus précise. Trop c’est trop!

Les projections ne s’arrêtent pas d’elles même, l’univers que nous créons n’aimant pas le vide, il faut rapidement m’occuper avec autre chose. Le présent! Le présent est ici mon but car synonyme pour moi de bonheur simple et de réelle jouissance. Mon challenge est de savoir comment y arriver mais aussi commet ancrer dans la durée cette immersion simple dans le moment présent. Lâcher prise!

Changer le système, c’est changer en quelque sorte mes paradigmes; Je ne suis pas en face du monde mais faisant entièrement partie de lui. Je ne suis pas un individu derrière une armure mais une partie intègre du groupe, de la société et des êtres vivants, avec un fonctionnement et une identité qui me sont propres. Je ne suis pas la pour réaliser quelque chose de grandiose pour moi ou pour les autres mais je suis la pour vivre ma propre expérience qu’elle soit bonne ou mauvaise. Mais que dis-je? Dans l’acceptation de l’expérience il n’y a aucune place pour le jugement et donc pas de mauvaise ou bonne expérience, juste l’expérience.

Accepter alors cette expérience quelle qu’elle soit et voilà que ça commence à devenir plus simple. Une sorte de jeu pour chaque je dans un grand terrain de jeux fait par les joueurs eux même. Je prends conscience que la foi en moi-même est nécessaire, que je dois à la fois me considérer comme celui qui choisi, de part mon libre arbitre, et celui qui réalise les choix.

Ça va mieux du coup!

2. Lâcher prise.

Laisser les choses se faire d’elles-mêmes peut paraître du domaine de l’inconscient… et c’est tant mieux. Déjà que mon inconscient gère tellement ma vie, laissons le aussi régler les détails insignifiants  tant qu’à faire.

Des nuits à méditer sans résultat tangible? C’est que je suis plus en focus sur le résultat, les potentiels d’évolution, qu’autre chose.

Un détail de préparation pour le voyage qui ne veut pas être réglé malgré les tentatives et l’acharnement? C’est probablement que je devrais faire plus confiance au hasard au lieu d’être dans le contrôle.

Une relation mal en point? Pourquoi ne pas juste vivre et laisser vivre au lieu de vouloir tout mettre dans une case spécifique, régie par une vision personnelle de la relation?

Bref, tant de choses, de situations, de gens, faces auxquels on devrait juste lâcher prise et laisser faire. Si on pose les choix avec la foi en soi, on se rend comte que le lâcher prise et le fonctionnement du hasard restent le chemin le plus serein.

3. Vivre dans le présent.

#SendMeToAntarctica était une bonne immersion dans le présent et a remplacé beaucoup de projections dans le future. Une fois le but atteint, me revoilà replongeant dans mes rêveries et leur lot de confusion. Et comme il n’est pas toujours évident de trouver un projet d’immersion dans le présent, il faudra donc passer à l’étape supérieure.

Chercher le présent dans le présent infini. Chaque moment de la journée représente une infinité d’options et d’opportunités pour une réelle immersion et un total lâcher prise. Vivre en se rendant compte qu’on vit, qu’on est la, que notre corps nous donne l’illusion d’occuper un espace et que notre mental nous raconte des histoires. Sympathiser avec les deux et accepter leur condition et voici qu’ils sont en confiance et ne cherchent plus à fuir ce présent. La bonne chose est que la jouissance redevient accessible, tangible et tellement belle.

Quand je me rends compte que cette jouissance je ne la rencontre que très rarement malgré l’infini du présent pour aller chercher je ne sais quoi dans une projection future, je n’ai qu’une seule pensée, sincère et désintéressée, envers moi-même: quelle conne!

Voici donc mon programme de préparation pour le voyage, ça se résume à ces trois points: ne jamais oublier que tout ceci n’est qu’un jeu, lâcher prise, et rester ici et maintenant.

Du coup, pendant le voyage qui démarre dans deux mois, je vais essayer de ne pas me laisser tenter par imaginer les retrouvailles.

Eh merde! Voilà que je projette déjà ce qu’il est bon ou pas de faire dans deux mois.

Tout un programme je vous dis!

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2 Comments

  • Quelle sagesse dame Houda ! Ca fait du bien parfois de mettre de côté son envie de contrôle, et de se laisser porter par le cours de la vie.
    Déjà rien que le lâcher prise te fera voir le monde différemment, car lâcher prise c’est aussi vivre au présent, car on lâche prise sur nos angoisses du futur, et nos casseroles du passé.
    C’est ce que j’avais fait en partant en road trip il y a deux ans, j’y avais ajouté la technique du Yes man (Ref film de Jim Carrey) j’ai totalement changé ma vision des choses au point de me réveiller un jour en me demandant “qu’est ce qu’il allait m’arriver de bon aujourd’hui”
    Juillet se rapproche, mais ça sera un tel plaisir, tu sais on dit que “La chance c’est quand la préparation s’additionne à l’opportunité”, je te laisserais t’en rendre compte par toi-même ! 🙂

    • Oh Merci Jordan pour ce feedback! J’espère pouvoir changer également ma vision des choses pendant ce trip. Voyage que j’entreprends d’ailleurs comme un voyage initiatique pour aller chercher mes limites et toutes les bonnes choses que la vie apporte quand on s’offre à elle dans un total lâcher prise. Vivement Juillet 🙂

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