Pourquoi je veux faire un tour du monde

C’est la question la plus difficile à laquelle j’ai eu à répondre. Expliquer le pourquoi d’un rêve n’est pas chose simple en général, encore moins lorsqu’il s’agit, comme ici, d’une décision prise sur base d’intuition et avant même de comprendre pourquoi cette intuition m’y a mené.

Mais rembobinons un peu la cassette depuis le début : 2013 était une année magique, des épreuves difficiles et beaucoup de désillusions certes, mais l’année du changement et du début d’un réel travail sur soi. Ce travail a consisté principalement à apprendre à m’écouter et à faire confiance à l’information que me renvoyait cette écoute. Ou plus simplement à voir, écouter et sentir avec le cœur.

Et depuis que je m’étais dit qu’il était temps de faire un tour du monde et que j’ai accepté cette donne sans broncher, la question de pourquoi j’ai envie de le faire ou plutôt ce que je veux en  tirer ne cesse de revenir dans mes rêveries quotidiennes.

La réponse je l’ai certainement, vu que le voyage s’est imposé d’une manière aussi claire, mais c’est la formuler qui reste difficile.

Ce matin, un beau dimanche avec un soleil éclatant, je me suis carrément bousculée pour faire cet exercice : essayer de lister toutes les raisons pour lesquelles je veux faire ce voyage. La bonne chose dans la liste qui suit est quelle est complètement fruit de mon intuition, je n’y mettrais ni ordre, ni effet de style.

Je veux donc faire un tour du monde pour :

  • M’extasier devant des paysages magnifiques et prendre des photos toutes aussi belles.
  • Ressentir l’émotion d’une enfant devant les première goutes de pluie.

 

 

  • Rencontrer des personnes dont la vision du monde puisse me bousculer, me faire douter de tout.
  • Redécouvrir les bonnes et les mauvaises choses en moi ; Etant démunie de mon confort quotidien, j’espère pouvoir enlever  ce voile qui inhibe ma vision.
  • Retomber dans l’enfance. M’amuser, danser et chanter avec des enfants et pour des enfants.
  • Rencontrer l’amour.
  • Pouvoir continuer mon chemin sans me lasser, avec la curiosité du premier jour.
  • Pouvoir discuter avec des femmes et des hommes d’autres contrées des notions de l’amour, de dieu et de l’humain.
  • Apprendre à écrire avec le cœur. Ecrire d’un seul souffle, sans réellement penser à ce que j’ écris, et arriver à transmettre l’émotion telle qu’elle est vécue.
  • Pouvoir revenir aussi légère que je serais partie.

 

Je pense bien que c’est à peu près tout. Ceux qui s’attendaient à une liste plus ambitieuse – je pense à tous ceux qui m’ont parlé de faire en sorte d’avoir une cause humanitaire par exemple – je ne suis pas vraiment désolée de vous décevoir. Quand je pense aux consignes de sécurité dans l’avion, à l’importance de mettre d’abord son masque à oxygène avant d’aider son propre enfant, je me conforte dans cette décision de voyager seulement pour moi.

Je fais donc ce voyage pour être et être en harmonie avec le monde tel que je le perçois.

Ce qui expliquerait aussi mon choix de l’harmonica…

 

harmonica

 

PS : Il y a quelques semaines je me suis réveillée avec une envie d’apprendre à jouer de l’harmonica. C’est principalement pour pouvoir amuser les enfants que je rencontrerais sur mon chemin. L’harmonica parce que c’est léger, mais pas seulement, ça aurait pu être la flûte par exemple…

Rien n’est fait par hasard finalement. 

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