Miami, Vivre d’amour, d’eau fraiche et de…yachts

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Miami est une ville qui commence par t’impressionner, avec sa richesse ostentatoire, ses distances énormes, ses scènes idylliques de petites villas nichées au bord de l’eau. Une eau présente partout, tant et  si bien qu’on a l’impression de déambuler dans pleins de petites îles au milieu d’une grande île. Mais Miami est aussi la ville qui te demande de ne pas trop la juger, hâtivement, et rien que sur les apparences aux premiers abords.

Elle te demandes de prendre un peu plus ton temps, marcher doucement et excercer ton passe-temps favori: regarder les gens.

Alors tu les regardes, partout, dans les bus, dans les cafés, dans la rue. Et ces gens finissement par te regarder en retour, et il suffit d’un sourir, pour qu’un autre est vite échangé, on t’aborde, on te fait une remarque sur quelque chose qui se passe au loin, une banalité, bref, Miami devient enfin vivante.

Miami est vivante, de jour comme de nuit, vivante comme ses habitants, à majorité Latinos, 80% selon un cubain croisé à l’aéroport. Miami parle principalement espagnol. C’est la première langue utilisée, on ne te parlera anglais que lorsqu’avec un ton suppliant tu arrive à murmurer un honter “no hobalo espanol”. Mais n’ais crainte, on ne sera pas rancunier à ton égard, un petit “sweet heart” rapide et on switch de fréquence. A Miami on t’adopte rapidement, surtout les latinas.

Il y a des fois où une discussion, une question, une direction demandée à quelqu’un au coin d’une rue te laisse pantois. Pourquoi cet américain, d’apparence certes latine, ne peux me répondre qu’avec un anglais un peu douteux, pas assez “avalé”, trop simple…louche! Tu as envie de lui poser la question “wach 7arague a l2akh”, mais tu passe ton chemin, ne connaissait pas la traduction exacte du mot “7rigue” ni en anglais ni en espagnol.

Mais voilà, tu commences à peine d’entrevoir un peu de vie normale et de gens normaux, que tu décides d’aller à Key West. Tu te laisse aller à l’invitation de te laisser aller, tu cède ton regard sur les gens pour celui sur toi même et tu apprécie le confort, la beauté des paysages, le luxe, la fraîcheur du vent jouant de tes cheveux pendant les 4 heures de trajet qui te mène jusqu’à la pointe de Key West. Tout ceci dans le confinement et une certaine joie qu’apporte une jolie voiture sport (avouons le sans honte mes enfant! ) roulant sur une route jonchées de palmiers et de maisons de rêves.

Tu te dis que ce n’est pas bien grave de se laisser séduire par autant de confort, toi qui ne pense à faire le grand saut du confort. Tu te dis que personne n’a rien vu, surtout pas toi même, que tu n’es pas le genre à vouloir ça…vivre dans une de ces maisons, là-bas, sur cette marina, devant ton Yacht,…Non non, tu arrête tout et tu te chantes, je veux de l’amour, de la joie, de la bonne humeur,…je veux vivre d’amour et d’eau fraîche.

Et dans ton dernier souffle  pour quitter cette ville sans trop de dégats, dans ton dernier regard envers Miami, tu appercois cette petite plage privée cachée à peine par un énorme yacht, tu entrevois le petit jardin qui la surplante, l’eau turquoise de la piscine un peu plus loin et cette couleur gris-blanc de la façade gigantesque de la belle maison style art déco…tu regarde tout ça, comme on regarde un Goerge Clooney  avec une barbe de 3 jours et tu te murmure …Je veux ça!

Mais avant d’entendre ta propre voix, tu es déjà dans ton avion pour Managua…et c’est tant mieux 🙂

A très bientôt du Nicaragua.

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