Les 15 avantages à être un voyageur marocain

Marocain, n’hésite pas à voyager dans le monde!  Crois-le ou pas, tu as des avantages certains en voyage que beaucoup d’autres non pas…

1. Le marocain sait négocier et n’a pas de scrupules à le faire

Dans les pays émergeants surtout, tout se négocie en voyage, de l’hébergement jusqu’au transport. Le marocain a donc un avantage certain par rapport à d’autres voyageurs, une vie de négociation et surtout aucun scrupule à diviser le montant demandé par deux.
Mon premier jour en Amérique Latine alors que j’arrivais à l’aéroport de Managua au Nicaragua, le taxi me demande 20 $ pour mon trajet, je propose 10 et il est rapidement d’accord. Ça donne un bon coup de confiance en soi pour une première journée.

2. Les routes les plus effrayantes ne feraient pas peur à un marocain

Quand mes compagnons allemands, américains ou français n’arrivaient pas à fermer l’oeil dans un bus car la route était catastrophique ou répandue trop dangereuse, moi je la trouvais plutôt normale et me mettais complètement à mon aise. Bah quoi, il faut avoir roulé en dehors de l’autoroute marocaine pour arriver rapidement à la conclusion qu’on a  probablement déjà vu le pire chez nous.

3. La pauvreté, ce n’est pas vraiment choquant pour un marocain

Quand d’autres voyageurs sont presque déprimés par la pauvreté criarde dans un endroit particulier, le marocain dépasse plus rapidement l’état de choc pour aller chercher au delà des apparences. Comment vivent ces gens? Leurs sources de revenus? Que font-ils pour s’amuser?  Parce que, soyons clairs, si on allait à chaque fois désespèrer pour si peu, au Maroc déjà ou aurait pas pu sortir de chez soi.

Le suédois lui par contre a besoin de quelques remontants pour pouvoir négocier la situation.

4. Les bus les plus délabrés…c’est du déjà vu.

Des chicken bus qui nous rappellent notre tendre enfance à faire le trajet El Jadida- Sidi Bennour, jusqu’au ceux munis avec wi-fi et écrans individuels, on ne peut être que content de la situation,  basculant entre tendre nostalgie et la sensation d’être propulsé dans un film de science fiction.

Et dans les pires bus on regarde notre voisin ahuri, choqué, avec un mélange de tendresse et de pitié en se disant “aah si tu savais comment c’est chez moi…”

5. Les vendeurs ambulants dans les bus, le marocain connait très bien

On continue à se nourrir même quand on a oublié d’acheter des snacks lors d’un long trajet en bus, car nous autres marocains on a pas peur de faire ses emplettes chez le vendeur qui saute dans le bus en plein milieu de la route. On connaît bien le système et on sait même qu’on a pas besoin d’être pressé, on regarde, on tâte la température de la marchandise et on négocie carrément le prix.

Je me rappelle mon voisin espagnol ayant vu le phénomène pour la première fois. Je lui ai demandé s’il voulait prendre quelque chose et il a refusé en regardant avec un oeil suspicieux mes deux empanadas fumantes. Pendant le restant du trajet, j’ai longtemps écouté ses intestins protester tellement il avait faim.

6. Arnaquer un marocain? Voyons!!

On est un tantinet trop gentil envers nous? qu’on a ce 6 ème sens développé dans les rues de medinas et autres Jamaa Lefna, qui se déclenche automatiquement;  une tentative d’arnaque est peut être en train de se préparer.  Souvent le marocain attaquera le premier, à sa manière: “tu ne connaîtrais pas un truc moins cher?  tu sais, je viens du Maroc, c’est un pays africain, pauvre..mon frère la vie est dure…”

7. On trouve facilement son chemin,  l’habitude du GPS marocain

Quand les autres se baladent avec cartes et guides touristiques ou cherchent un restaurant sur trip advisor, le marocain ira naturellement arrêter le premier passant pour demander son chemin, avec raccourcis si possible et encore mieux si sur le chemin il y avait un restaurant local qui proposait  un menu pas trop cher.  Le temps de poser ses questions et de faire quelques blagues de circonstance avec le fameux “je suis du Maroc, tu sais l’Afrique…etc etc” il se fera peut être invité chez la personne en question.

8. Crier en dialecte marocain est une arme puissante

La darija est très pratique partout où on va, nul besoin de se défendre ou de crier à l’aide en espagnol, anglais ou autre langue quand on a l’arme darija. Il suffit d’y mettre le ton et l’énergie et celui qui essaye de s’en prendre à vous est bizarrement, rapidement, pris au dépourvu. Son cerveau aura besoin de quelques secondes pour analyser ces sons inhabituels et dégageant une bonne dose d’agressivité. Des secondes que le marocain utilisera pour filer en douce ou dissuader l’autre d’entreprendre une action aggressive.

Presque kidnappée par un taxi en Turquie, j’ai eu beau lui crier dessus en anglais rien n’y faisait. Quelques phrases en darija en utilisant un répertoire assez spécifique et le voilà qui s’arrête net et me laisse descendre. Touché!

9. Le marocain sait faire un repas grandiose de quelques légumes et d’une pincée de gingembre

En voyage au long court on a besoin de manger autre chose que ce qui est servi dans un restaurant ou un étal dans la rue. Alors que d’autres voyageurs s’abattent sur les pâtes au thon, le marocain peut improviser un tajine healthy et délicieux à partir d’un mélange aléatoire de légumes disponibles au marché. Une pincée de cumin ou de gingembre en plus et tout le monde nous regarde avec envie.

10. Laver nos vêtements à la main est un jeu d’enfant

On est presque tous passé par “saboun lkeff”. La lessive à la main on connaît et on maîtrise. Ça évite au marocain d’être désespéré comme son acolyte américain lorsqu’il n’y a pas de laverie dans le village ou que ça coûte l’équivalent d’une nuit dans un hostel.

Personnellement je n’ai jamais accumulé des vêtements sales jusqu’à ne plus avoir quoi mettre comme beaucoup d’autres voyageurs. Au moins laver un t-shirt et un short pendant la douche et le tour est joué.

11. On n’est presque jamais dépaysé dans les coins les plus reculés

Des villages au fin fond de la brousse jusqu’aux villes chaotiques, il suffit de se rappeler ses visites à la campagne aux doukkalas ou les après-midi shopping à  derb Sultan et nous voilà muni du bon sens nécessaire pour trouver son chemin, garder un oeil sur son porte monnaie et son sac à dos et surtout continuer à profiter du moment et de l’endroit.

C’est que la diversité, les écarts sociaux et le chaos sont bien des éléments naturels chez nous. Imaginez un pauvre allemand dans les mêmes situations…

12. Le marocain n’a pas peur d’écraser un cafard. La morcaine? Non plus!

Je me rappelle qu’à Iguazú,  avec ma compagne du voyage du moment, Federica, une italienne, j’avais bien rigolé quand elle a sauté partout en voyant un cafard. De mon côté il a suffit de ressortir l’image de ma mère dans une telle situation et de dégainer à mon tour ma sandale plus vite que mon ombre pour écraser la petite bête.

Dans beaucoup d’autres situations similaires le marocain a donc  un avantage culturel clair sur les autres voyageurs.

J’avoue ceci dit que dans le confort de ma vie marocaine, je sautais également partout en comptant sur les autres pour faire le sale boulot. Si vous êtes pareils n’ayez crainte, il paraît que l’instinct de survie consistant à écraser des cafards se transmet dans les gènes.

13. On est nous-mêmes exotiques même dans les pays les plus exotiques

“Where are you from?” – “Morocco” – “woooow I’ve never met a moroccan before”

“De done eres?” – “Marruecos” – “Wooow muy lejos…heu donde es?”

Ce genre de discussions devient un lot quotidien. Rien que prononcer le mot Maroc est une garantie d’attirer l’intérêt de l’autre. Le pauvre américain et la petite allemande n’ont certainement pas autant de succès, ni avec les autres voyageurs et certainement pas avec les locaux.

L’autre avantage d’être marocain est qu’on sait utiliser ce premier choc chez l’autre pour avoir de bons conseils, se faire des amis ou carrément négocier un prix pour les plus téméraires.

14. Le système immunitaire marocain

“I had a food poisoning” – “Oh really? what did you had?” – “a burger on a street stall”

Le marocain en ayant cette discussion avec son ami voyageur australien ricannera bien. Ayant déjà mangé une fois dans sa vie du nougat, du “foul-hammess” et quelques figues de barbaries épluchées par des mains douteuses, les bactéries on connaît plutôt très bien, et on est même bons amis.

15. On peut avoir le luxe de faire poireauter un bus entier à la traversée d’une frontière.

Et ce n’est pas n’importe qui qui peut faire ça, soyons bien d’accord. Les agents de control aux frontières ne croient en général pas leur yeux en tournant et retournant le fameux passeport et ont souvent besoin de vérifier sur leurs systems ou avec leurs chefs de quoi il en retourne. Cet individu a-il besoin de visa? quel genre de visa? pour combien de temps? ou se trouve ce pays anyway?

Entre temps un bus entier de voyageurs européens, américains et australiens nous attend patiemment.

Après le valeureux sceau sur son passeport, le marocain remonte dans le bus en regardant tous ces ressortissants de pays riches l’attendant patiemment. Ultime gloire 🙂

Bonus:

On nous propose toujours de fumer de la marijuana pour avoir notre avis d’expert.  Après c’est pas sur qu’on accepte, hein?! 🙂

C’était donc une première liste d’avantages. N’hésitez pas à la partager et à compléter en commentaires…

More from Houda Chaloun

La Colombie, cette enchanteresse

Je quite enfin la Colombie après 5 semaines alors que je comptais...
Read More

4 Comments

  • I have just found your blog ,and I love it so much !!!
    I have started traveling about 10 years back and only 2 years ago I started traveling solo …and your blog is just on point …great job!
    Btw I’m also from el jadida

  • الرقم 13 ما خداماش ديما فأوروبا مع الأسف! ولكن صحيح فبلايص أخرى كتصدق مزيان!
    والرقم تسعة هدري على راسك! انا ياله نعرف نسلق البيض!
    الرقم ثمانية صحيحة وبالتجربة!
    بالمناسبة الأخت دكالية؟ بنت العم يعني 🙂

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *