L’éco-tourisme au Costa Rica

10269400_347951262030035_2376167449755584777_n   Au détour d’une rencontre insoupçonnée je me suis retrouvée à Turrialba sans plan préalable.  Turrialba, petite ville, presque un village, que le guide du voyage cite comme étant le fief du rafting.  Un grand choix d’opérateurs s’ offre aux touristes qui s’ y rendent pour goûter aux sensations fortes des rapides des nombreuses rivières entourant la ville, mais aussi à toutes les activités annexes, marches dans le National Park, campement, canopy tour, ou peut être dormir dans les loges de luxes nichés dans les hauteurs avec vues imprenables sur la rivière.  Il y en a pour tous les goûts et tous les budget.

Le Costa Rica a quelques 26 National parks, dont le premier a été déclaré en 1955. Des forêts tropicales pluviales aux domaines marins, des réserves protégées ouvertes aux touristes qui font du Costa Rica une sorte de grand parc d’attractions écologiques.
Avoir une terre couverte de forêts, tout le pays arbore la couleur verte le long de l’année, et déclarer 25 % du pays comme domaine protégé, y développer l’infrastructure touristique qui épouse parfaitement l’esprit écologique,  communiquer et vendre l’expérience “unique” de la nature et voilà que les touristes affluent de partout dans le monde pour jouer, marcher, vivre et respirer cette nature. La recette du Costa Rica.
Ce pays a tout compris, comment protéger sa seule ressource naturelle, la nature, tout en l’utilisant comme moteur économique.
La recette comme je l’écrit ici est certes très simpliste mais je dirais qu’il n’en faut pas plus. Les ticos jouent également le jeu, ils protègent réellement la nature de leur pays. Peut être bien qu’ils ont apprit à le faire à force de constater le bien matériel qu’elle peut leur apporter et c’est tant mieux.
Pour revenir au rafting. A la fin de mon tour et malgré les sensations fortes et les beaux paysages, je n’ai pu m’empêcher la comparaison avec le Maroc. J’avais fait du rafting à Zaouiyat Ahensal il y a quelques années et sincèrement, mon expérience marocaine était meilleure en terme de sensations.  Peut être parce que c’était la première fois, je peux vous l’accorder, reste que si je continue la comparaison sur tous les autres niveaux; infrastructure, logement, organisation, activités annexes, etc,…J’aurais du mal à comparer les 2 experiences.
A se demander “pourquoi?”.  Pourquoi quand tu demandes à n’importe qui au Costa Rica oú il faut faire du rafting, du zip line, du canopy tour, de la plongée, du snorkeling, de la pêche,…et la liste peut être très très longue, n’importe qui, touriste ou local, peut te parler d’une multitude d’options. Quand tu choisis ta destination, le choix des moyens de s’ y rendre, d’agences, de logements, etc,…devient tout aussi vaste. Une véritable industrie efficace et pérenne de L’eco-tourisme.
Posez les mêmes questions à des Marocains et vous avez plus de chance de tomber sur un “il faut aller à marrakech ou Fes” qu’autre chose.
Le Maroc a des écosystèmes diversifiés et des paysages à couper le souffle, et peut être qu’au lieu de continuer à construire des “lits” ou à espérer trouver une ressource naturelle polluante, il faudrait  “se pencher” un peu sur les cas des pays qui ont réussi le pari de L’eco-tourisme pour ne serait – ce que se mettre sur une première piste…à la recherche de la fortune égarée!

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