Granada…vite!

image

Deux nuits à Granada mais moins que 48 heures. C’est que la ville, certes mignonne, n’était pas du tout à mon goût. Bien plus touristique que Leon et surtout moins authentique.

C’est alors que j’ai décidé de faire les choses autrement…

Clinica Alabama-Granada

image

Je rencontre un groupe d’étudiantes en
medicine, françaises, volontaires dans un dispensaire à Granada, et je décide rapidement de les suivre dans leur journée de travail. Une manière d’être au plus près du quotidien des Nicas.

Arrivées à 7h 30, le dispensaire est déjà plein. Vanessa m’apprend que c’est toujours le cas. Les gens viennent ici de très loin, de la campagne, mais aussi de grandes villes telles que Managua et Rivas. Les hôpitaux publics étant toujours très sollicités, souvent ces personnes viennent ici après avoir été expédiés rapidement lors d’une consultation dans un hôpital public sans avoir reçu les soins nécessaires.

Comme à leur habitude les Nicas sont surprenant d’ordre et de respect de l’autre. A l’appel d’Anouk “los diabetos”, une file se construit rapidement et naturellement devant la table qu’utilisent les filles pour prendre les glycémies.

Les gens sont patients et attendent dans un silence solennel. Même les enfants sont calmes et silencieux. Une 20aine de diabétiques passent alors par les mesures très rapidement puis attendent toujours avec la même patience leur tour pour les consultations.

Quant à ma remarque sur le calme qui règne dans le dispensaire plein à craquer, Anouk m’informe que les gens malgré les longues heures à attendre les consultations (seulement 2 médecins) restent patients et n’élèvent la voix que lorsque les étudiantes françaises n’arrivent pas à prononcer correctement le nom d’un patient, pour la corriger et trouver le malade, bien réel, mais juste un peu hermétique à son nom prononcé avec un accent frenchie.

Des fois, l’accent de Sabrina qui appelle les patient, déclenche l’hilarité de tout le monde, mais sans manquer d’envoyer la bonne personne en consultation avant.

Cette petite clinique est un organisme privé qui dispense des soins gratuits et peut éventuellement distribuer des médicaments si disponibles, ce qui n’est pas toujours le cas. Son histoire est toute simple; Un nicaraguaien, qui a étudié la médecine et qui exerce aux USA était revenu créer ce dispensaire avec certains de ses collègues, en essayant de palier un peu aux lacunes du système de santé au Nicaragua. Le dispensaire est en même temps supporté financièrement par des fonds américains. Ça ne me surprend pas. Les américains sont très présents ici. De Miami par exemple, mon vol était plein de jeunes américains en “mission humanitaire”. Il ne faut cependant pas une longue observation de ces jeunes américains, parlant bruyamment et spéculant sur les “parties” à avenir pour comprendre que le Nicaragua est aussi un peu le pays du “volontariat/tourisme” pour les jeunes américains principalement.

A la fin de la matinée, le dispensaire se vide graduellement. Une des volontaires permanentes commence déjà à balayer par terre alors que les derniers patients récupèrent leurs
médicaments et partent les uns après les autres. Dans la retenue, la même réserve avec laquelle ils sont venus.

image

Ainsi se termine cette journée de travail pour les quatre étudiantes, futures médecins et très souriantes volontaires. J’ai énormément apprécié les regarder travailler, avec un grand sourire que chacune arbore comme une deuxième nature, beaucoup de devouement et de bonne humeur. Elles ont rendu ce rapide séjour à Granada très agréable.

Merci les filles pour tout et très bonne continuation pour vos projets actuels et futurs.

Une ballade au Mercado

image

Ce qui est agréable dans les marchés du Nicaragua reste le fait de ne pas se sentir trop dépaysé, ça ressemble beaucoup à nos souks, et donc de marcher en confiance tout en observant de très près les habitudes locales.

image

Le marché était bondé de monde comme peut l’être tout marché central d’une grande ville. Les marchandises sont relativement variées, surtout en fruits. Les légumes restent cependant une denrée rare, et assez chère, dans le pays tout entier.

Ici les gens aussi te rendent ton sourire, sont un peu méfiants quand tu prends des photos mais bizarrement dés que tu es entrain de filmer, ils changent de réaction, ça passe beaucoup mieux et plusieurs sourient ou te fassent de grands signes de sympathie avec les mains. Préfèrent – ils plus les images en mouvement? Très possible.

image

A la sortie du marché je m’aventure dans un salon de coiffure, pour une pause vernis et une discussion à l’ombre. La seule fois où on a essayé de m’arnaquer au Nicaragua, pour le moment du moins, c’était par l’esthéticienne, une costaricaine! Mais là encore, c’était réglé très vite. Il fallait juste lui expliquer que je venais du Maroc, un pays africain, et qu’essayer de faire payer les touristes plus cher que les locaux était assez commun. Que je voulais bien qu’elle m’arnaque mais alors juste un peu 🙂

Soirée de touristes

Comme tout touriste qui se respecte, j’ai passé ma soirée à la Calzada, une avenue touristique centrale de Granada, bondée de restaurants internationaux, de touristes et de locaux qui font le show nocturne de dances locales et autres acrobaties.

A part le service trop lent, une heure et demi pour être servies, c’était une soirée très agréable de partage d’histoires et d’impressions sur le pays avec Fiona, que j’ai rencontré finalement à Managua, à Léon, à Granada, à San Juan Del Sur et avec qui je voyagerais bientôt à Ometepe.

Ce pays, le plus grand d’Amérique centrale est finalement trop petit pour deux voyageuses solos.

PS1: pour raison de matériel informatique défectueux, je suis la seule à pouvoir voir les vidéos prises au dispensaire et au Mercado. Un jour peut être 🙂

PS2: trop de fautes d’orthographe? Compatissez un peu, je blog d’un téléphone 🙁

image

image

image

image

image

More from Houda Chaloun

La France en tuk-tuk, un road-trip pas comme les autres

Quand j’avais reçu l’invitation de The Gira pour me joindre au voyage...
Read More

4 Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *