As-tu trouvé la carte au trésor ?

Post budget

Non, je n’ai  pas reçu un héritage d’une tante éloignée, je n’ai pas gagné au loto et  je n’ai pas trouvé le mécène, tant espéré,  qui investirait pour découvrir mes talents cachés…

Et oui, j’ai trouvé la carte  du monde, et je compte bien profiter un bon coup de ses trésors.

En réalité, la question « d’où vient l’argent ? » est celle qu’on me pose en priorité quand j’en parle autour de moi, c’est aussi la question à laquelle répondent presque tous les blogs de voyage que j’ai lu, et j’en ai lu énormément pendant ces 3 derniers mois.

Dans mon cas,  j’ai seulement  la chance, je pense, de l’approcher comme pure question de pratique, de « comment », après avoir déjà définit le quoi et le quand.  J’aurais commencé par me poser cette question, je ne suis pas sure que j’en serais là.  La question de l’argent, devrait se poser à mon humble avis, en dernier.

Et  les réponses ?

Elles sont variées ; partant de vendre tout ou une partie de ce qu’on possède, en passant par faire du volontariat ou des petits boulots pendant son voyage, jusqu’à carrément adopter un style de vie nomade où le voyage devient un travail en soi.

Me concernant, et c’est le cas, je pense, de la majorité de ceux qui voyagent pendant une durée moyenne d’un an et pour la première fois,  avec une perspective de retour à une vie active « normale », il s’agit principalement de se préparer un maximum avant le départ.

Pas de secret: les économies

Et des économies, personnellement, j’avoue n’en avoir jamais réellement fait jusqu’au là. Je dépense toujours ce que je gagne ou alors je pratique ce que j’appelle des économies-futures-forcées, en prenant un crédit.

Aujourd’hui et à quelques six mois du voyage, mes économies tiennent en vérité, dans un fichier Excel : j’ai calculé en gros de combien j’aurais besoin pour ce voyage, ce que je devrais mettre de côté chaque mois, ce que je peux vendre, et surprise…le compte est presque parfait !

Non je déconne, j’ai du refaire mes calculs et mon fichier une bonne vingtaine de fois, aller chercher dans mes tiroirs fictifs s’il n’y a pas quelques billets cachés ici et là ; dans mes dépenses futures donc s’il y en a pas certaines que je n’ai vraiment pas besoin de faire.

Eliminer le superflu, apprendre la légèreté

Vendre ce dont on n’a pas besoin est un bon début. Je commence par vendre ma voiture à six mois du départ.

Quand j’y ai regardé  de très près, j’ai compris que je n’avais pas vraiment besoin de voiture. Il y avait bien sûr l’option de la garder jusqu’au dernier moment, mais la vendre plutôt est également une économie, de gasoil, des frais d’entretien, des déplacements inutiles…sans oublier l’investissement dans quelques heures de marches. Tout bénef !

Je ne pense pas vendre autre chose pour le moment, mais si le besoin s’en fait sentir, je n’hésiterais pas à vendre une partie de mes meubles par exemple. L’idée d’un tél voyage est aussi dans la facilité et la légèreté avec laquelle on peut se séparer des choses matérielles.

Bref, quand il s’agit de préparation, vous l’aurez compris, on ne parle pas de  trouver « subitement » de l’argent, ni de vivre des années sur un mode d’économies extrêmes. Il s’agit, selon vos rentrées d’argents évidement, de commencer à en mettre de côté pendant une période raisonnable et de vous débarrasser de tous ce qui ne vous  est pas primordiale dans le quotidien.

Pour lors, et pour être tout à fait honnête, mes plans de budget et financement sont très satisfaisants, mais ce n’est qu’un plan. Les économies sont encore hypothétiques et la vente de la voiture n’est pas encore finalisée.

Et si je n’ai pas assez d’argent à la veille du voyage, me diriez-vous ?

Pas de panique, je partirais tout de même. Car l’argent c’est bien moi qui le fait, et que je le fasse ici ou ailleurs, la question est juste « comment ? », et le comment reste toujours le plus simple.

Je pense bien qu’il faille ressortir du tiroir, non seulement les dépenses cachées, mais aussi et surtout tous ses talents, toutes les choses qu’on sait faire de ses mains et de sa tête. Il y aura toujours moyen de gagner de l’argent ou d’en dépenser très peu…

Il y a des options que beaucoup de voyageurs ont testées tels que le house-sitting, qui permet non seulement de rationaliser ses dépenses  en économisant une bonne partie des frais de logement, mais de devenir « un local » pendant une partie du voyage. D’autres choisissent de faire du Wwoofing, le travail n’y est pas rémunéré mais fait contre logement et nourriture.

Et puis il y  a  ceux qui travailleront à distance, photographie, écriture, freelance,…etc

Le plus intéressant dans toutes ces méthodes c’est qu’elles peuvent parfaitement faire partie intègre du voyage. On n’arrête pas de voyager, mais au mieux on gagne un peu d’argent et au pire on en dépense moins.

Pour ma part,  je planifie de faire du volontariat et peut être même dans une ferme organique, mais pour une autre bien autre raison; J’ai une peur bleues des insectes et des abeilles en particulier ! Je compte bien  profiter de ce voyage pour m’en débarrasser. Et pas que ça, je veux réellement apprendre à vivre de la terre et avec elle. Je veux être au plus près de Pachamama.

Si le volontariat me permet aussi de réduire les frais, je ne cracherais pas dessus. Rien ne se perd, ce que j’économiserais dans un endroit, je l’investirais dans une activité.

Et Le sponsoring dans tout ça?

Me concernant, mon projet est encore strictement personnel, et donc je ne prévois pas cette option. J’y avais pensé à un certain moment et j’ai rapidement laissé tomber.  D’autres gagneraient à explorer cette piste et très tôt dans leur préparatifs, si elle s’accorde avec leurs projets de voyage humanitaire par exemple.

Résumons un peu tout ce charabia…

Si l’envie vous prend de partir découvrir le monde, n’attendez surtout pas que votre lointain parent vous lègue quelque chose, juste lancez vous, c’est du domaine de la pure pratique que chacun fini par régler à sa manière. Le plus important, c’est l’envie….

Et mon budget ?

Dans les 30 Euros par jour, sans compter les billets d’avions, les vaccins, les visas, l’assurance et l’investissement initial en matériel photo, électro et backpack.

Le tout doit tourner autour de 20K Euros.

Je reviendrais sur ce billet à la veille du départ pour confirmer que j’ai bien réussi à rassembler les fonds necessaires. Promis 🙂

Ils en parlent aussi: 

A qui l’tour?: Mes amis Meriem et Pierre Alex détaillent leur dépenses pendant leur tour du monde d’un an, en toute transparence et en usant carrément du…camembert!

J’ai une ouverture : Eve et Matthieu  prennent la route en janvier 2014 jusqu’en 2016. Ils partagent sur leurs blog  beaucoup d’informations utiles, dont un outils pour construire l’itinéraire du voyage avec estimation du climat et du budget. Ils détaillent également l’estimation de leur propre budget.

Novo-Monde: encore un couple, Fabienne et Benoit, partis en tour du monde en Aout 2013. Leur blog est une mine d’informations sur les préparatifs.

La liste des blogs et sites qui en parlent peut s’allonger indéfiniment, j’ai listé les trois qui m’ont inspiré (et surtout rassuré) le plus.

Si vous aussi avez des idées sur comment on peut financer un long voyage, n’hésitez pas à les partager en commentaires.

Globetrotteuse et blogueuse marocaine. Je partage sur cet espace mon expérience personnelle du voyage, sa préparation, ses innombrables plaisirs, ses couacs et surtout comment il me permet d'apprendre, d'échanger et d’évoluer.

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